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 #1. [Robertson's] baby i'm howling for you

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MessageSujet: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Dim 7 Aoû - 14:36


Baby i'm howling for you


Le début de l’été, chose qui était totalement prévisible, signifiait également le début de la mauvaise humeur de Jake. Ou peut-être que c’était un peu trop fort pour décrire vraiment ce que ressentait le brun. Chose qui encore une fois sous entendait qu’il était capable de ressentir quelque chose. En dehors de ses discours moralisateurs ou de ses paroles empruntes de bonne foi et d’une sympathie qui résonnait juste comme du sarcasme… Jake ne parlait pas beaucoup. Du moins il avait arrêté de le faire dans le vent, en public chacun de ses précieux mots et de ses sourires valaient de l’or alors pourquoi s’amuser à faire du bruit inutilement ?  On pouvait facilement qualifier Jake de connard mais au moins, ce n’était pas le genre d’idiot qui faisait perdre leur temps aux gens non, le sien était trop précieux pour être gaspillé. Et les jours qui passaient et l’arrivée de la date fatidique, du souvenir, de la déchéance en quelque sorte, ne faisant que le rendre un peu plus exécrable. Il ne partageait la compagnie de personne, les autres étaient graciés par sa présence et non l’inverse, et même les quelques femmes qui avait eu le privilège de visiter sa chambre à coucher récemment avaient remarqué le changement. La superstar n’était pas au mieux de sa forme et il y avait définitivement quelque chose qui manquait. S’il laissait l’adjectif parfait à Dieu, Jake n’était pas forcément content de cette situation et sa propre démotivation l’énervait. Ce n’était rien, il y aurait un stupide défilé, il ferait un stupide discours, il rentrerait chez lui et voilà. C’était la même chose chaque année, ce sept juillet-là ne serait pas différemment des autres. Le fait que dix ridicules petites années s’étaient écoulées depuis sa propre arrivée à Rosecliff ne signifiait absolument rien, il le célébrerait avec un verre de whisky et se permettrait d’appeler sa mère, espérant que Margaret, il avait décidé que l’appeler par son prénom serait plus simple au final, lui accorderait plus que dix minutes de son temps.

Sur ce point-là, il y avait des progrès, depuis que Jake avait publiquement admis avoir fait une erreur monumentale, qu'il s’était repenti, agenouillé au sens propre comme au figuré d’ailleurs pour demander pardon, il avait rencontré autre chose qu’un mur froid et épais de la part de sa famille. Déjà, il y avait eu de l'argent qui s'était remis à affluer sur son compte, ce qui était toujours bien. Ensuite, sa mère était entrée en contact avec lui, et il avait même eu le droit d’assister à un ou deux repas de Thanksgiving les quatre années précédentes. Son père et lui s’étaient échangés une dizaine de mots au total... du progrès vraiment. La vérité c’était que Jake avait besoin de faire quelque chose, ou sinon il allait tout simplement finir par aller demander à Al Morales de lui rendre la photo qu’il avait de lui dans son immense musée des horreurs, et en insistant même un peu. Est-ce qu’il en viendrait aux mains ? C’était à considérer, ce n’était pas arrivé depuis des années, il savait se battre, bien entendu, il avait ça dans le sang, mais il savait également quand lever les poings et quand simplement hausser le ton de sa voix. Il y avait bien la dernière agression qui pouvait l'occuper mais un simple sourire suffirait, un autre discours sur l’importance de l’unité… blabla Rosecliff blabla temps difficile blablabla anniversaire… Non, vraiment, aucun intérêt. Jake avait donc passé une demi-journée à alterner entre la moitié de son discours et fixer le ciel bleu qui semblait presque le narguer. Ou alors il voyait le mal partout. Ou il avait définitivement besoin d’air, il y avait bien une affaire qui méritait bien son attention.

De retour à sa pile de dossiers, Jake y dénicha la photo d’une jeune femme blonde, micro à la main, sur une scène, en train de chanter de toute évidence, un sourire aux lèvres. La première chose qui lui vint à l’esprit, comme à chaque fois que le cliché se perdait sur son bureau, c’était qu’elle n’était pas désagréable à regarder. Du tout. Ensuite, il se reprenait, fronçait les sourcils et se rappelait qu’elle était dans sa ville. Il n’avait qu’à remercier le Désaccord pour la photo compromettante et il n’avait plus qu’à mener sa petite enquête en solo. « Non… je vais me charger d’accueillir Miss Robertson. » avait conclu Jake au bout d’une longue discussion avec d’autres membres qui n’avaient pas vu cette arrivée d’un bon oeil. Si Jake saluait leur effort et il admirait leur paranoïa latente et active les trois quart du temps, il fallait admettre que la plupart était des idiots finis. Avec des intentions louables, mais avec une patience très fine, qui s’évaporait souvent sous les menaces et les coups de poings et certaines affaires, certaines choses, certains personnes demandaient qu’on soit un peu plus délicat. Et c’était bien pour cette raison qu’ils avaient besoin de Jake, certes, il adorait le son de sa propre voix plus que quiconque dans cette ville, mais au moins, il savait arrondir les angles. Et puis…. ça l’occuperait pas vrai ? Cette pensée en tête, Jake délaissa enfin son discours pour se rendre dans sa salle de bain, principalement pour changer de chemise et se passer une main dans la masse brune qui lui servait de cheveux, car après tout, les premières impressions faisait tout. Et tout le monde avait le droit à une bonne  première bonne impression de Jake Herman-Johnson. Tout le monde. Il sortit tout aussi rapidement de chez lui, brochure et dépliant à l’effigie du Désaccord entre les mains, car qui avait dit que la propagande était démodée vraiment, et se dirigea vers l’adresse qu'il avait déjà mémorisé malgré lui. Ce n’était pas la première fois qu’il passa devant cette porte rouge. Un signe ? Probablement. Pour Jake, juste une bonne raison de plus de frapper à cette porte et d’afficher un sourire radieux face à celle qui lui ouvrit.

« Ecaterina Robertson je présume ? Jake Herman-Johnson, ravi de vous rencontrer. » Imperturbable, il lui tendit la main. « Serait-il possible de parler à vous et à Monsieur Robertson pendant quelques minutes ? »
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Lun 8 Aoû - 11:53

Cat ne comprenait pas pourquoi Rick et Erin étaient partis sans prendre le temps de vider les rayons de leur librairie. Ça lui donnait la sensation qu’ils l’avaient fait dans la hâte, ou pire quand on connaissait l’histoire récente de Rosecliff, sous la menace. Elle qui adorait leur librairie, devenue sienne après des démarches administratives barbantes mais utiles, ne pouvait s’empêcher de ressentir un frisson d’effroi en s’imaginant les pires scénarios à propos de leur retraite anticipée. La dystopie, devenue très populaire ces dernières années, n’était définitivement pas son genre préféré, et pourtant, il semblait qu’elle avait mis les pieds en plein dedans. Ceci étant, tant qu’on ne la jetait pas dans une arène pour affronter des machines à tuer, elle s’en sortirait. Elle eut un petit sourire à cette pensée, et baissa le bras qui tenait un duo de livres qu’elle posa mécaniquement sur le chariot calé à ses côtés. Prudemment, elle descendit de la marche en bois qu’elle avait récupérée dans l’arrière-boutique, et après quelques pas échelonnés, bruyants à cause du claquement de ses ballerines sur le vieux parquet, elle jeta un coup d’œil absent aux rangées poussiéreuses dont elle avait retiré de vieilles éditions de Jane Austen. Tout ça finirait dans une brocante qu’elle prévoyait d’organiser en marge de la réouverture officielle de la librairie.

Le vide qu’elle faisait dans la librairie l’aidait irrémédiablement à faire le vide dans son esprit. Elle n’était pas particulièrement soucieuse ces temps-ci, elle pensait beaucoup cependant, et ne pouvait y échapper. Le silence à Rosecliff était un citoyen à part entière. Ça ne l’effrayait pas autant que ça aurait dû, mais ça la perturbait assez pour que, de nombreuses fois, elle se mette à regretter la révolution musicale de Lima, en plus des querelles musicales qui avaient longtemps rythmées son conflit de voisinage avec Tate. Cat baissa la tête en la secouant en même temps. Ça ne faisait que cinq semaines qu’elle avait quitté Lima – elle ne comptait plus qu’en semaines, désormais –, et elle n’avait pas encore trouvé le moyen efficace pour éviter que la moindre de ses escapades pensives ne la mène jusqu’aux Bartowski. Ils avaient fait partis de son quotidien, et à défaut de pouvoir l’admettre à haute voix étant donné qu’ici personne ne savait qui ils étaient, il y avait des moments où elle s’autorisait à éprouver un manque évident pour eux. Pour Tate, plus que pour Pawel, elle ne tromperait personne à ce sujet. Un autre sourire, un peu coupable celui-ci, cela va s’en dire, apparut furtivement au coin de ses lèvres. Alors, elle fit aussitôt volte-face en soupirant, et se positionna derrière le chariot qu’elle poussa énergiquement pour sortir du rayon dont elle n’aurait plus à s’occuper avant un petit bout de temps.

Sa grossesse se passait bien, annihilant toutes les formes d’anxiété dont elle avait été victime dans le passé. C’était contradictoire, car foncièrement, devenir maman aurait dû se présenter à elle comme l’idée la plus angoissante de sa vie – un engagement sur lequel elle ne pouvait pas revenir et qui lui donnerait du fil à retordre jusqu’à la fin de ses jours ; la définition exacte de tout ce qu’elle avait toujours voulu éviter. Mais non, elle s’y préparait gentiment, sans débordement d’enthousiasme, mais sans lassitude non plus. Ça s’inscrivait dans la continuité, et au milieu de son emménagement, elle s’était surprise à aimer l’état dans lequel elle se trouvait. Elle n’en était pas encore au stade ou tout le monde voulait poser sa main sur son ventre, mais elle avait continuellement la sensation d’avoir bien déjeuné. Quand viendrait sa prochaine échographie, celle tant attendue qui l’éclairerait sur le sexe de son bébé, elle annoncerait la nouvelle aux membres de sa famille qui n’étaient pas encore dans la confidence ; son père, sa sœur, sa grand-mère.

« J’ai quelque chose pour toi. » L’accent mis à part, Al Morales avait tout d’un Dorian Robertson. Cat s’estimait heureuse d’avoir été prise sous l’aile d’un homme aussi bon que lui. L’aide qu’il lui apportait dans le déblayage de la librairie lui était précieux, autant que ses récits sur la genèse de l’arrêté municipal. Le combat timide d’Al pour s’occuper des âmes musicales de Rosecliff l’avait beaucoup touchée, et au moins trois fois par semaine, elle lui rendait la pareille en l’aidant à son tour à accueillir les nouvelles recrues des Musiciens Anonymes. Cat arrêta son chariot débordant de livres près du comptoir vieillot de la boutique, et se tourna vers Al. Il tentait de sortir de la poche de sa veste, un entremêlement de fils qu’il finit par lui tendre avec un grand sourire. Cat rentra le menton et arqua un sourcil, suspicieuse, mais elle prit ce qu’il lui donna « C’est pour le bébé. Ton frère m’aurait tué si je t’en avais pas trouvé. » Les petites capsules vert pomme laissèrent Cat incrédule. Toutefois, en lisant l’inscription Bellybuds sur le dessus, son visage s’illumina immédiatement. Il lui suffirait de brancher la prise Jack, puis de poser les écouteurs plats sur son ventre pour diffuser de la musique au bébé. Elle leva la tête, les yeux brillants d’excitation « Al, tu risques quoi pour avoir réussi à faire passer ce genre d’objets en ville ? » Cat tacha de se donner un air désapprobateur, sauf que l’attention d’Al la touchait trop pour qu’elle ne s’échine à faire sa mauvaise tête. Son sourire irradia, formant des petits plis au coin de ses paupières et des fossettes dans ses joues « Pas autant que ce que tu risques pour jouer les bénévoles chez les MA, querida. » Elle rit la bouche ouverte, s’apprêtant à se répandre en remerciements, mais Al s’approcha d’elle pour lui faire un baiser sur la tempe, la prenant ainsi de court « T’as pas besoin de me remercier. Allez, c’est fini pour aujourd’hui. Donne-moi tes clefs, et va chercher tes affaires. Je vais fermer. »

Al la déposa devant chez elle, et elle rentra après l’avoir de nouveau remercié. Pressée de tester ce qu’on lui avait offert, elle laissa son sac dans l’entrée, sans même le ranger, et se déchaussa d’un coup de pied – porter des chaussures était devenu sa torture personnelle depuis qu’elle était enceinte. Elle trottina dans le couloir principal, et s’infiltra par la porte ouverte de la bibliothèque. Elle y dénicha son ordinateur portable, posé sur le bureau, et se laissa doucement tomber dans le seul fauteuil douillet de la pièce encore en cours d’aménagement, attendant, non sans râler un peu, que son appareil se réveil. Ce qu’il fit, avant que trois coups ne résonnent au milieu du silence feutré de la maisonnée. Pendant une longue seconde, Ecaterina embrassa la possibilité de ne pas se lever, et de laisser repartir son visiteur. Mais après avoir roulé des yeux, agacée par ses bonnes manières, elle se leva finalement, et se dirigea vers la porte rouge coquelicot.

« Vous présumez bien. » Son aversion pour son prénom resta enfouie, bien qu’elle fût tentée de grimacer ouvertement « J’aimerais pouvoir dire la même chose, monsieur… ? » L’homme debout sur le seuil de sa porte se présenta à ce moment-là « Herman-Johnson. Ravie de vous rencontrer, dans ce cas. Je dois vous appeler Herman ou Johnson ? On ne sait jamais avec les noms composés. » Par bienséance, Cat lui tendit la main également, et serra la sienne avec la délicatesse qui la caractérisait. Seulement, elle eut un moment d’absence lorsqu’elle croisa son regard. Pas parce qu’il ressemblait vaguement à quelqu’un qu’elle connaissait – quoi que –, mais à cause de son discours « Monsieur Robertson, mon père ? » La confusion se dessina sur son visage, et elle posa une main sur la tranche de sa porte d’entrée. Ecaterina tourna la tête de trois-quarts, lançant un regard troublé par-dessus sa propre épaule. Elle ne le ferait pas entrer, décida-t-elle avant de s’intéresser de nouveau à Jake qu’elle toisa de bas en haut, un œil plissé « Je vous connais. » lança-t-elle sans grande conviction au début, puis son regard se ralluma comme une ampoule « Mais oui. Je vous ai vu à la télé. Vous paraissez plus grand en vrai. » Par réflexe, et sachant qu’elle avait un objet compromettant dans sa bibliothèque, Ecaterina referma un chouïa la porte sur elle, et avec gentillesse, elle lui demanda « En quoi puis-je vous être utile ? »


Dernière édition par Cat S. Robertson le Jeu 18 Aoû - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Lun 15 Aoû - 3:40

Il y avait une raison pour laquelle Jake faisait aussi bien son boulot et pourquoi les membres du Désaccord étaient heureux de l’avoir dans leur camp et non l’inverse. Si Jake n’avait pas eu son épiphanie, sa révélation en quelques sortes, il aurait tout aussi bien pu choisir de s’accrocher à sa guitare comme à sa propre vie et vouloir se servir de l’incident du 7 juillet comme une base solide pour aider à renforcer les mesures de sécurité lors de ce genre d’événements. Peut-être qu’il aurait poursuivi ses essais de chansons, peut-être qu’il y aurait eu un album et qu’il aurait activement fait parti de la résistance, qu’il aurait fini à West Unity pour ses crimes et ceux avec un franc sourire aux lèvres. Mais ce n’était pas ce qui s’était passé, ce n’était pas vraiment cet homme-là qui était sorti de cet hôpital là et en même temps, cela ne l’étonnait guère. Et dire que son père lui avait toujours reproché son côté tendre, où était-il pour observer son fils maintenant ? La vérité c’était que Jake était doué pour ce qu’il faisait car il savait toujours comment déceler les faiblesses des autres, c’était presque un passe-temps, peu importe si cela lui prenait une minute où des semaines, il arrivait toujours à le faire. C’était bien pour cette raison que ses discours compliqués, hypocrites et pompeux à souhait en impressionnaient toujours plus d’un, parce qu’il savait comment noyer le poisson, cacher les propres points sur lesquelles on pouvait l’attaquer et continuer d’avancer comme si de rien était. Il avait réussi à avoir Tomas Hogan comme ça, il avait poussé le pasteur dans ses retranchements, jusqu’à le poing de Dieu, littéralement cette fois-ci, s’abatte sur lui et que Jake soit celui qui tombe à terre mais définitivement celui qui avait le sourire aux lèvres.

Les gens étaient d’une prévisibilité ennuyeuse et étouffante parfois et il était facile de lire en eux. Face à lui, Ecaterina afficha une surprise évidente avant son visage ne se ferme et que son expression paraisse un peu plus contenue. De la simple curiosité, elle passa presque à la méfiance et il remarqua trop facilement la façon dont elle regarda par dessus son épaule et commença à refermer la porte. Le message était clair: Jake n'était pas le bienvenu et ce malgré le fait qu’elle lui ait serré la main. Le brun tira rapidement ses propres conclusions, son esprit n’ayant que trop bien retenu toutes ses leçons de tactiques militaires que Dwight avait essayé de faire rentrer dans son crâne, oh que oui, le Herman-Johnson avait bien retenu. Et il pouvait dire sans difficulté qu’Ecaterina savait effectivement qui il était et qu’elle avait définitivement des objets illégaux dans son appartement. Quoi il ne savait pas, mais il était prêt à parier qu’elle devait écouter de la musique avant qu’il n’arrive. Pourtant, même si intérieurement il était rebuté et paradoxalement heureux d’avoir trouvé quelque chose d’intéressant à faire, l’expression de Jake demeura inchangée et ce sourire poli et quasiment plastique resta bien en place sur le visage du brun. Alors que quelque part, il riait déjà. « Jake suffira amplement, le reste c’est pour ma famille. Et soyons honnête, c’est beaucoup trop long. »

Une remarque qui se voulait drôle, tout simplement, mais bien placée en début de conversation histoire de briser un peu plus la glace. De toute façon, Jake n’avait même pas besoin de sortir le grand jeu, Ecaterina savait déjà qui il était, elle s’épargnait cinq minutes d’explications barbantes, il se contenterait de deux. « Et vous m’en voyez flattez miss Robertson, mais j’aimerais quand même prendre quelques minutes pour me présenter auprès de vous et de votre compagnon. Non votre père. » Jake encore une fois, mettait volontairement les pieds dans le plat, il savait qu’elle était ici seule, ou du moins, personne n’avait vu la jeune femme en compagnie d’un homme dont elle semblait assez proche. Elle semblait avoir une affection particulière pour Al Morales et son musée mais cela pouvait être innocent et pas immédiatement condamnable. Non, Jake était persuadé qu’il trouvait d’autres raisons de juger la jeune femme et de la critiquer, il le savait déjà. « Ou alors les rumeurs sont véritablement fondées et vous êtes vraiment seule. » Pour un comité d’accueil, on avait vu mieux, mais le brun savait ce qu'il faisait, c’était toujours la même danse, et son but était plus d’observer les réactions de la blonde que d’être politiquement correct. « Comme vous avez pu le constater, tout le monde connait tout le monde et votre arrivée ici n’est pas passée inaperçue, ce qui m’amène ici je ne vous le cacherai pas. » Ne pas mentir sur des choses simples, jamais, c’était une chose que Jake avait appris rapidement au fil des ans, ironiquement, les mensonges que les gens étaient plus enclins à gober était les plus gros, les plus farfelus et alambiqués, là seulement, ils acceptaient de fermer les yeux. Mais pas de raison de se cacher ici, c’était comme un autre discours devant une petite foule de supermarché, il n’était pas Jake, c’était Jake Herman-Johnson, porte parole du Désaccord,  ni plus ni moins. « Un déménagement n’est jamais chose facile, surtout d’un état à un autre si je comprends bien et surtout pas en arrivant dans une ville avec tant de règles à intégrer. Mais c’est bien pour ça que les associations bénévoles existent. »
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Lun 15 Aoû - 17:12

Quand Cat argua qu’elle connaissait Jake – sans le Herman-Johnson, lui précisa-t-il donc, tandis qu’elle laissait échapper un petit rire contenu pour le complaire dans l’impression évidente qu’il avait de l’avoir dans la poche, comme apparemment une bonne partie de la ville –, c’était vrai : elle le connaissait, littéralement. Depuis son arrivée à Rosecliff, il n’y avait pas eu un jour sans que le visage taillé dans le marbre du jeune homme n’apparaisse sur son écran de télévision. Au point qu’elle avait décidé d’une chose, c’est-à-dire de ne se référer qu’aux chaînes nationales en matière d’informations, car clairement, la chaîne locale ne faisait pas son job, préférant laisser la parole à l’homme qui l’importunait sur le pas de sa porte.

Au contraire de Billie McLean, qui s’était montrée magnanime, bien que rétrospectivement un peu curieuse, en venant faire les présentations, il l’importunait, en effet, et le fait qu’il ne soit pas venu l’appâter avec des gourmandises n’entrait en rien dans le sentiment de méfiance que la blonde nourrit immédiatement à son encontre. Etait-ce l’acharnement qu’il mettait à vouloir à tout prix qu’elle soit casée qui la gênait ? Bienvenue chez les cathos, pensa-t-elle, avec amertume, alors que son regard fût attiré par la croix épinglée au revers de sa veste. Ou était-ce le doux chant du jugement qui s’élevait de sa gorge ? Ecaterina ne saurait le dire, occupée à se redresser pour carrer ses épaules menues, et affirmer sa stature, se sentant beaucoup trop petite.

Elle n’appréciait pas l’aplomb qu’elle décelait dans sa façon de la toiser, et encore moins dans le ton qu’il employait pour s’adresser à elle. Sans perdre son sourire de façade, Cat se décala soudain de derrière la porte rouge, tendant un pied après l’autre pour pouvoir sortir de la maison. Après avoir derrière elle, pas le moins du monde incommodée par la froidure de la pierre du perron sous la plante de ses pieds, elle croisa les bras sur sa poitrine généreuse, et les sourcils haussés si fort qu’ils disparurent sous sa frange, elle invita Jake, d’un signe de tête, à expliciter les raisons de sa visite.

« Je suis seule, les rumeurs disent vraies. » répondit-elle, calmement. Instinctivement, elle baissa les yeux sur son ventre, avant de pencher la tête sur le côté « Enfin seule, c’est une façon de parler. Ça pose un problème ? » Le soleil perça à travers les nuages. Les rayons vifs la gênèrent lorsqu’elle releva la tête, alors elle plaça sa main en visière pour, plus confortablement, verrouiller ses yeux à ceux de son interlocuteur « En effet, je crois avoir compris ce qui vous amène ici, Jake. » le coupa-t-elle, et un rictus se voulant bienveillant étira de nouveau ses lèvres charnues « Si ma solitude vous inquiète autant, je vous promets de considérer l’idée de prendre un animal de compagnie ! »

Des hommes comme lui, Cat n’en avait pas connu beaucoup, mais juste assez pour deviner que très souvent, ce qu’ils attendaient d’une femme comme elle, c’était d’accepter de se laisser considérer comme une moins que rien. Sinon, pourquoi s’échiner à venir la trouver, en la sachant seule, et potentiellement incapable de se défendre ? La lâcheté masculine à l’état pur. Sauf que c’était une grosse erreur. Elle n’était pas aussi frêle que le suggérait sa taille, et son jeune âge n’était en rien un obstacle à sa rhétorique ; l’obstination, elle avait traité avec pendant plus de deux ans, et à la fin, un livre avait été publié. N’y avait-il pas meilleure preuve de sa capacité à prendre sur elle pour arriver à ses fins ? Ecaterina baissa la main en même temps que les nuages se chargèrent de faire tampon entre ses rétines et les rayons du soleil.

« Vous me donnez quel âge, Jake ? » lui demanda-t-elle avec, toujours, un sourire au coin des lèvres. Tout en s’adossant avec grâce à la porte d’entrée, elle le regarda un peu plus longtemps « Je ne suis pas aussi jeune que vous le pensez. J’ai déjà vécu seule et déménagée plusieurs fois au cours de ces dix dernières années. » Elle opina du chef pour appuyer son propos, et glissa les mains derrière son dos. Le tissu fin de son haut s’étira légèrement, épousant les premières rondeurs de sa grossesse « Les règles, même si elles sont faites pour être contraignantes, ne me font pas peur, et je me sais assez futée pour les intégrer. Je n’ai pas besoin d’aide, sans minimiser le rôle de ces… comment vous avez dit ? » En même temps qu’elle plissait les yeux pour faire mine de rechercher le terme qu’avait employé Jake, des fossettes se creusèrent dans ses joues. Jouer la comédie, ce n’était pas la même chose que de mentir, et de par son passé, elle y parvenait plus aisément. Ce fût pourquoi, sachant exactement où il venait en venir, se sentant menacée, mais pas suffisamment pour prendre peur et paniquer, elle claqua furtivement des doigts, et s’exclama, se décollant de la porte avec précaution « Associations bénévoles, c’est bien ça ? »
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Mar 23 Aoû - 2:18

Les gens disaient beaucoup de choses lorsqu'ils étaient sous pression, et ça, Jake était très bien placé pour le savoir. Si quelques membres du Désaccord auraient préféré une méthode d'approche plus directe, Jake lui, avait tout son temps. Tout son après-midi à dire vrai et il suffisait de voir l'air satisfait qui trônait sur son visage et la façon dont ses pieds étaient bien plantés sur le sol pour comprendre qu'il était exactement là où il avait envie d'être. Après tout... à quoi bon se précipiter et jouer les idiots ? Tout ce qu'il pouvait gagner c'était que la ravissante Ecaterina lui claque la porte au nez, et ce avec une bonne raison de le faire. Mais au moins, ses précédentes remarques ne s'étaient pas heurtées contre un mur et presque aussitôt, il baissa les yeux vers le ventre de celle qui s'il avait bien compris, serait bientôt mère. Jake ravala tout élan moralisateur qui sommeillait en lui, il était d'abord porte-parole du Désaccord et ensuite quelqu'un attaché à des valeurs simples. Voir une femme enceinte, sans la bague au doigt qui allait naturellement avec et sans absolument aucune promesse d'avenir lui donnait juste envie de rouler des yeux mais il ne le fit pas. Il n'était pas là pour juger cette partie-là de sa vie, Jake était certains que d'autres membres de la paroisse le feraient à sa place. Ceux qui seraient du genre à murmurer sur son passage au supermarché de la ville et à lui conseiller d'acheter une bouteille d'eau bénite sur le chemin qui le conduirait au planning familial. Ce genre de croyants-là. Jake songerait à lui envoyer un exemplaire de la Bible plus tard, il y avait plus urgent à traiter et si la seule menace que représentait la blonde était la future famille monoparental qu'elle allait fonder ici... Jake pourrait dormir sur ses deux oreilles et probablement en très bonne compagnie.

Mais c'était les problèmes d'un autre jour. Son sourire se fit plus joueur alors qu'elle évoquait un animal de compagnie et Jake eut un mouvement de recul, intentionnellement, presque pour lui faire croire qu'il allait ranger son sourire commercial et disparaitre de sa vue. Oh si seulement c'était aussi facile. « Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander votre âge... rassurez-vous. Je n'ai pas oublié mes manières. » conclut celui qui venait probablement d'enfreindre une centaine de règles de politesse et ce en l'espace de cinq minutes. Hypocrite ? Jake ne l'était pas toujours, il était toujours bon de retourner la situation à son avantage. Surtout qu'Ecaterina n'était pas une idiote, peut-être un peu trop naïve, peut-être qu'elle aurait effectivement du lui claquer la porte au nez en entendant son nom complet, elle savait parfaitement là où il venait en venir et savait que ce cela n'avait rien d'une visite de courtoisie. Une inspection ? Non, ça n'en était pas une, Jake avait suffisamment de classe pour ne pas rentrer chez quelqu'un quand il n'y était pas invité. Une menace ? Non, là encore, le mot était trop fort, et le Désaccord n'avait pas ce genre de pouvoir, du moins pas officiellement. Une mise en garde, oui, c'était sans doute ça le terme le plus approprié pour ce que Jake était en train de faire. Juste quelques mots pour lui faire comprendre que son arrivée en ville n'était pas passé inaperçue et que les allers et venues à travers cette porte rouge seraient surveillés de près. Très près.

« Et vous m'en voyez ravi Miss Robertson, cela me fait économiser du temps et du papier. Il faut bien comprendre que tout le monde n'a pas votre chance et votre sens de l'adaptation, il y a qui ont du mal à intégrer des concepts pourtant simples et il faut alors employer la manière forte. Ce qui est toujours fâcheux je dois l'avouer. » Jake restait charmant, son ton était aussi jovial et entrainant que s'il parlait du dernier film qu'il avait vu à la télé, mais c'était bien ça le climat qui régnait dans la ville, cette espèce de malaise latent, les choses qu'on ne disait pas, qu'on ne disait plus sur lui, sur le comité, sur West Unity, tout ce qu'on n'avouait pas et qui permettait d'alimenter le sourire et l'assurance de Jake.  « Mais encore une fois, ce n'est pas votre cas. Je ne pense cependant pas que vous soyez au courant de tous les secrets de notre belle Rosecliff, Miss Robertson. » Le marchandage à présent, Jake savait bien que personne n'acceptait de se plier aux règles sans aucune raison, il fallait toujours quelque chose pour... atténuer la perte en quelque sorte. Un concept dans lequel il n'avait jamais cru mais tout le monde n'était pas aussi radical que lui. « Saviez vous par exemple que nous possédons une chorale menée par le pasteur Hogan ? Pas besoin d'être un fervent croyant pour se joindre à eux non. Et notre pasteur local a la patte musicale, c'est certain, dans tous les cas un regard avisé serait très bien accueilli. » L'appât était au bout de la corde, maintenant le tout était de savoir si elle allait mordre.
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Ven 26 Aoû - 19:25

« Cat, j’insiste. » interjeta doucement la jeune femme, un sourire de façade étirant les commissures de sa bouche, alors qu’elle s’affranchissait du plaisir non-dissimulé que Jake prenait en l’affublant constamment d’un titre qui l’incommodait. La politesse, clairement audible dans le son de sa voix, était dérangeante et malsaine. Pourtant, Ecaterina connaissait bon nombre de gens polis, hypocrites à souhait, dont la seule fonction était de caresser les autres dans le sens du poil. L’avantage d’avoir grandi dans une certaine forme de bourgeoisie, d’avoir fréquenté une certaine forme d’élite, et d’avoir parlementé avec eux, dans le passé jusqu’à très récemment d’ailleurs, c’était sans doute celui-ci : savoir exactement quand l’hypocrisie rehaussait l’ambiance. Et en cet instant, elle embaumait l’air d’été, au point de dissimuler le parfum estival des fleurs bordant l’allée de la propriété.

Comme s’il s’appuyait sur son statut important pour faire passer le message qu’il était venu délivrer, un sourire commercial continuellement plaqué sur son visage, Jake s’acharnait à se cacher derrière ses bonnes manières. Cat marqua une pause dans ses pensées, et elle l’observa de nouveau, le dévisageant avec une complaisance inhabituelle chez elle. Il profitait de son physique pour amadouer ses orateurs, elle ne le devinait rien qu’en analysant sa façon de se comporter. Comment le savait-elle ? Elle avait aussi été un porte-parole, elle connaissait les règles du jeu. Ce renvoi d’image la fit tiquer, et par un sursaut inattendu, elle sortit de sa rêverie. De fait, elle le regarda avec moins d’insistance, mais elle le regarda tout de même. Ses efforts de persuasion le rendaient beaucoup moins séduisant, presque laid, tandis que les traits de son visage devenaient plus durs qu’elle ne l’avait remarqué en lui ouvrant la porte. Elle regretta immédiatement de lui avoir trouvé une ressemblance quelconque avec Tate, et l’ombre inquiétante qui tomba brusquement sur son discours la fit frissonner.

« Est-ce que vous me menacez, Jake ? » Ecaterina qui, sans s’en rendre compte, resserra l’étreinte de ses bras autour d’elle, fronça furtivement les sourcils, et la bouche toujours entrouverte, elle poursuivit « C’est une vraie question à laquelle j’aimerais que vous répondiez. Je dois vous craindre ? » A l’image de Jake qui restait faussement charmant malgré ses propos, Cat resta faussement calme. Quelque part au fond d’elle, l’angoisse se réveilla.

Tout à coup, sa gorge se serra, rendant difficile sa déglutition. Elle échangea avec Jake un regard silencieux, encore plus lourd de sens au fur et à mesure que ses yeux bleu-vert dansaient de part et d’autre de son visage de marbre. Puis, elle se décolla de la porte d’entrée pour marcher quelques pas en direction de la balancelle installée sur le perron. Elle s’y laissa asseoir, raide comme la justice. Ecaterina n’était pas réputée pour être courageuse. A vrai dire, elle s’était longtemps cachée derrière son anxiété, porte de sortie toute trouvée pour expliquer son comportement parfois à la limite de l’asociabilité.  Peu de temps avant de trouver le journal de Pawel Bartowski, elle avait tout bonnement cessé de faire des efforts pour les surmonter, jusqu’à ce qu’elle prenne conscience que se reposer sur ses faiblesses ne ferait que l’enterrer, et donner raison à sa mère qui était la cause principale de ses névroses. Elle avait donc souvent peur, et se retranchait dans des états qu’elle avait appris à contrôler, sans l’aide de personne. Aussi, depuis l’annonce de sa grossesse, elle savait compartimenter les différents niveaux d’angoisses qu’elle s’autorisait à ressentir – il y avait celles qui ne méritaient pas qu’elle panique ; les questions personnelles à son sujet, l’attention collective, les regards fourbes d’une poupée de porcelaine, l’obscurité, les endroits clos. Et il y avait les autres ; les sous-entendus blessants, les conseils malveillants d’un inconnu, les menaces du porte-parole d’une faction aux méthodes dites radicales. Elle pinça les lèvres, et très lentement, elle leva les yeux vers Jake.

« Vous pourriez peut-être m’en dire davantage, histoire que je ne sois pas tentée de rejoindre le camp de ceux qui ont du mal à intégrer le concept de Rosecliff  ? » Sa voix était étouffée, la rendant plus grave encore qu’à l’accoutumée. Elle stabilisa la balancelle en ancrant ses pieds nus dans le sol, et serra les dents, faisant saillir ses mâchoires. Elle aurait pu sourire face à la pointe de jugement qu’elle décelait dans le ton de Jake, assez peu préoccupée des opinions chrétiennes d’un étranger, mais au lieu de ça, elle lui répondit « Qu’est-ce que je dois comprendre ? » Elle tacha vraiment sourire à nouveau, mais ses nerfs restèrent figés, lui donnant un air rigide. Elle posa ses coudes sur ses genoux, et avec dépit, elle courba l’échine pour se prendre la tête dans les mains ; elle était perdue, et ça se lisait sur son visage « Qu’est-ce qui vous dérange vraiment, Jake ? Que je vienne d’un endroit où la musique n’est pas considérée comme l’œuvre de Satan, ou le reste ? » Cat était persuadée qu’elle n’avait pas besoin d’expliciter, il saurait ce qu’elle voulait dire en parlant « du reste ».
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Dim 4 Sep - 13:04

Jake remarqua immédiatement le changement de ton et fronça les sourcils. Était-ce de la crainte qu’il percevait ? Il rangea rapidement son sourire professionnel, ainsi que l’autre plus malsain et dans le fond beaucoup plus moqueur qu’il avait envie d’afficher, pour fixer la jeune femme avec une expression qui se voulait étonnée. Un quart de la vérité en somme. Le brun n’avait à proprement parlé rien fait, juste quelques sous entendus par-ci et par-là et là voilà qu'elle parlait déjà de menaces et lui demandait d’où venait le problème. Jake regarda la jeune femme de la tête aux pieds une première fois, une partie de lui se demandait s’il avait loupé quelque chose, s’il y avait quelque chose dans son ton ou dans sa posture qui suggérait qu’elle soit aussi nerveuse ou sur la défensive. Les hormones peut-être, car si Ecaterina Robertson pensait que ça, c’était une menace… elle n’était pas au bout de ses surprises et la vie à Rosecliff allait s’avérer très compliqué pour elle et sa progéniture. Pfff… Même quelqu’un comme Percy n’aurait fait que d’une bouchée d’elle et quand on savait le peu d’estime que Jake avait dans les autres, il ne lui en restait vraiment plus assez une fois qu’il avait fini de s’auto-encenser, cela voulait tout de même dire beaucoup. Le brun était presque déçu, déçu de la joute verbale qui ne viendrait pas. Il aurait dû être content d’avoir fait passer le message aussi rapidement mais cela signifiait rentrer chez lui et continuer de bosser sur ce discours pas fini. Banal, un autre dimanche sans aucune saveur. C’était ennuyeux vraiment, mais qui était-il pour ne pas répondre aux questions d’Ecaterina ? Ne lui avait-on pas appris à être un gentleman en toutes circonstances ? Il ne pouvait pas la laisser comme ça, au bord d’une crise de panique et surtout, il ne pouvait pas la laisser croire que ces paroles précédentes étaient une menace. Non, il avait une certaine réputation à maintenir.

Il considéra pendant un long moment la perspective de s’asseoir à côté d’elle, mais il n’était pas masochiste à ce point-là, il n’avait vraiment pas envie de lui donner une occasion de le gifler, chose qu’elle aurait largement pu faire d’ailleurs. « Miss Robertson, vous êtes une femme intelligente, je suis certain que vous êtes capable de faire une simple addition. C’est logique, la durée et le calme de votre séjour à Rosecliff ne dépendent que d’une seule personne au final. » Son ton était sans appel, il était accusateur encore une fois, Jake ne savait faire que ça en présence de ceux qu’il considérait comme des pions ou comme impie. À dire vrai, c’était dans cette catégorie qu’il pouvait automatiquement ranger toutes les femmes, une fois le facteur de potentielle partenaire de soirée étudié et mis au placard. Cela avait été fait à la seconde où il avait vu le ventre rebondi d’Ecaterina, certes, elle était mignonne, adorable à lui tenir tête même, mais là encore, question de principe et de standards. Jake s’égarait, il avait tendance à souvent le faire que le sujet l’ennuyait vraiment, elle lui avait demandé des explications, il aurait pu perdre des heures à lui expliquer comment Rosecliff marchait vraiment. Comment le Comité et cette chère Billie avaient la main sur tout et comment le Désaccord faisait office de toutou bien tenu en laisse…. Ça ruinait une partie du plaisir s’il le faisait, elle s’en rendrait compte toute seule. Autant lui donner des conseils pour sa survie dans leur belle et si grande ville.

Car oui, pour lui, il ne s’agissait pas juste de vivre à Rosecliff, les étrangers n’étaient pas connus pour être très bien accueillis et à moins de se fondre tout de suite dans la masse, l’échec pouvait être total et cuisant. « Ça ne va pas s’arrêter à moi, il y en aura beaucoup qui vont venir s’agiter devant votre porte, ou alors c’est déjà fait. C’est déjà fait je crois… Donnez donc mes compliments à Al la prochaine fois que vous le voyez.» Jake ponctua sa phrase par un sourire presque carnassier, tout aussi lourd de sous entendus, Cat l’interpréterait comme elle voudrait, peut-être qu’elle réalisé que le propriétaire du musée n’était pas une bonne fréquentation. Ou que le Désaccord et le Comité surveillaient avec soin son ancienne Vinyl Shop. Si les choses n’avaient tenu qu’à Jake, l’endroit aurait été démonté, brique par brique, mais même lui n’avait pas ce genre de pouvoir, malheureusement. « Tout dépend de vous. » Une conclusion qui n’était pas poignante mais vraie, il n’y avait qu’elle qui pouvait décider si l'Arrêté et ses règles restrictives pouvaient lui convenir. Qu’elle qui pouvait juger si les quartiers propres de Roosevelt Gardens étaient beaucoup mieux que les allées sûrement teintées de the Hills. Seulement elle. « J’adore m’écouter parler, je pense que vous l’aurez remarqué, mais au final, peu de choses compte en ce bas monde. Et ici vos actions seront jugées, en permanence. Faiblesse ou pas d’ailleurs. » Il eut un coup de tête pour indiquer son ventre rebondi. Est-ce qu’il était ignoble d’évoquer un futur enfant dans ces termes ? Jake s’en moquait, tout le monde s’en moquerait si la jolie mère était attrapée avec un micro à la main, tout le monde. Ou peut-être que Tomas la défendrait, qu’il évoquerait le bon sens, bon sens qui serait balayé par Jake. Peut-être qu’elle pouvait tirer sur la corde sensible de Billie, après tous elles étaient toutes les deux des femmes et des mères.

Jake pensait à tout ceci avec la même expression que quelqu’un qui venait de découvrir un chewing-gum sous la semelle de ses chaussures, ce n’était pas un problème en soi, juste un petit désagrément. Le brun finit par hausser les épaules et conclut : «Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes: je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir… Saint Matthieu 5:17…  Je vous apporterai une copie, à l’occasion. » Si elle le laissait se tenir une prochaine fois sur son perron.
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Jeu 8 Sep - 19:43

C’était plus facile de prendre la mesure de l’intolérance des autres lorsque l’on y était soumis. Parce que dans un passé proche Cat avait fait partie d’une association caritative, chaleureux refuge aux yeux des habitants de Lima les plus démunis, elle avait été confrontée à bien des récits abjects sur la façon dont on traitait le non-conformisme. Spectatrice de la bêtise humaine, elle s’en était souvent offusquée, plus sensible aux histoires vraies qu’à la fiction pure et dure. Elle avait aussi fait de son mieux pour apporter sa pierre à l’édifice en offrant bénévolement son aide sans jamais avoir à y réfléchir à deux fois, exactement comme elle le faisait avec Al Morales et les Musiciens Anonymes aujourd’hui. Son travail sur le journal de Pawel Bartowski avait été une étape en plus dans son engagement auprès de ceux qu’on traitait avec si peu de considération. On la prendrait pour une illuminée utopiste et coupée des réalités, mais au fond qu’y avait-il de risible à condamner le sectarisme ? Surtout quand on savait de quoi il en découlait. Et Cat savait.

On avait voulu la faire prendre dans un moule trop étroit pour elle : Jake l’ignorait, mais Ecaterina Sara Robertson venait d’un univers où la critique était facile et où tout le monde respectait des normes qui n’avaient ni queue ni tête… Et en effet, elle savait à quel point ça ne rendait service à personne de se plier aux règles d’une société qui prenait parti des plus forts en laissant les plus faibles sur le bord de la route. Jake était la mascotte de cette façon de penser. Elle pouvait le sentir : son aisance venait des préceptes relatifs aux bonnes familles du coin. La façon dont il s’exprimait et ce qui semblait être ses valeurs profondes ressemblaient à celles des mondains qu’elle avait tant côtoyé durant son enfance et son adolescence. Il était réactionnaire et borné en plus de ça ; ça ne faisait jamais bon ménage.

Face à quelqu’un comme Ecaterina, dont les choix de vie n’entraient définitivement pas dans les codes de son règlement personnel, ça coinçait forcément. La prendre de haut en parsemant son discours de sous-entendus doucereux devait autant le satisfaire que le plaisir qu’il éprouvait en ramenant la première venue chez lui – il était de ce type-là, elle n’avait pas besoin de le connaître pour le deviner, là aussi. Soudain, il lui parut un peu moins épouvantable. Comme si ses propos la confortaient dans une idée sur laquelle elle planchait depuis des mois : elle n’élèverait pas son bébé comme elle avait été élevée, en donnant autant d’importance à la reconnaissance de la superficialité et à la beauté – il n’y avait qu’à observer Jake pour comprendre que le parfum, même le plus prestigieux, n’était parfois qu’un moyen fourbe de dissimuler la puanteur d’une âme.

« Difficile de passer à côté. » lui répondit-elle lorsqu’il lui avoua aimer s’écouter parler, et elle se leva d’un même chef de la balancelle pour affirmer le ton plus dur qu’elle emprunta. Sa petite taille lui faisait souvent défaut, et par habitude, elle regretta d’avoir délaissé ses chaussures en rentrant chez elle. En s’approchant de Jake, elle remarqua le coup de tête qu’il décocha pour désigner son ventre. Instinctivement, elle y posa sa main. C’était d’un sexisme primaire de penser qu’une femme devenait faible à partir du moment où elle devenait mère. C’était tout le contraire en vérité et sur cette pensée, Ecaterina reprit des couleurs. Elle campa ses pupilles dans celles de Jake. Décidément, il ne la décevait pas dans le cliché du conservateur de base. Une expression placide sur le visage, elle l’écouta déclarer quelque chose qui lui était étranger, mais dont le lyrisme lui fit suffisamment penser à Grace Hamilton pour qu’elle puisse se dire qu’il s’agissait de la Bible. Elle tiqua, et soudain, elle leva l’index devant son visage pour mieux le poser sur sa bouche. Elle dit d’un air absent « Ça me fait penser que j’ai quelque chose pour vous. Ne bougez pas. »

Elle lui tourna le dos pour rebrousser chemin en direction de la porte d’entrée qu’elle ouvrit, puis qu’elle referma prudemment derrière elle, pour trotter jusqu’à sa bibliothèque. Rien n’était rangé dans les étagères pour le moment. Une bonne partie de la collection personnelle de Cat était disposée en colonnes égales contre les murs de la pièce. Il fallait qu’elle s’en occupe, ça devenait urgent et peut-être qu’elle se sentirait mieux en installant ses biens les plus précieux dans l’endroit de la maison – de sa maison – qu’elle préférait. Aussi n’eut elle aucun mal à mettre la main sur un exemplaire du livre qu’elle avait publié en collaboration avec Tate. La couverture de Scars and Souvenirs était d’une sobriété à l’image du récit de Pawel ; un cadre épuré, une police ronde et stylisée, un poids conséquent à cause du nombre d’années qu’il couvrait, et une quatrième de couverture au ton concis et empathique : à mille lieux ce que représentait Jake qui ne parvenait pas à tromper les apparences, même vêtu d’une chemise aussi coûteuse que celle qu’il portait sur le dos. D’un geste caressant, elle passa sa main sur la tranche du bouquin tandis qu’elle faisait déjà volte-face. Elle rouvrit la porte et tendit son livre à Jake.

« Tenez. » annonça-t-elle d’une voix blanche. Elle attendit qu’il le prenne entre ses mains pour ajouter avec aplomb « Vous y apprendrez plus de leçons que je n’en apprendrai jamais en lisant votre Bible. »  Cat releva la tête et le menton fier, un sourcil en accent circonflexe, elle lui demanda en le fixant droit dans les yeux « Ce sera tout, monsieur Herman-Johnson ? »
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   Mer 5 Oct - 0:19

Au moins, se dit Jake après plusieurs secondes de réflexion, elle ne pleurait pas. Ce n'était définitivement pas quelque chose que le grand brun pouvait supporter et trop de fois, ses mouchoirs de poches s'étaient retrouvés ruinés à cause d'un mascara un peu trop couteux. Et qui ne voulait pas partir en machine. Est-ce que sa garde robe était plus précieuse que son image de gentleman ? La réponse était évidente quand on posait ne serait-ce qu'un coup d'oeil sur Jake ou qu'on voyait la quantité impressionnante de produits qu'il y avait dans sa salle de bain. Juste de l'after-shave aimait bien se dire Jake, juste de l'after-shave. Mais ça faisait un bon point pour Ecaterina pas vrai ? Ça n'ajustait en rien la balance, chose qui n'arriverait probablement jamais d'ailleurs, mais Jake pouvait affirmer sans aucun soucis qu'elle se moquait bien de savoir s'il l'avait dans son estime ou pas. Elle n'avait pas à s'offusquer cependant, Jake se faisait très vite une opinion des gens et les rangeait dans deux catégories très simples, ceux qui pouvaient utiliser et les autres. Si Ecaterina était rentrée dans la première catégorie, il se serait montré plus que poli et aurait gardé ses leçons de morale pour plus tard. Comme avec Billie en fait, il n'approuvait absolument pas son second mariage par exemple, mais il ne le criait pas à tout vent dès que leurs chemins se croisaient. Si jamais ... ou plutôt quand lui et Ecaterina se reverraient dans les rues de Rosecliff les choses seraient bien différentes, pas de doute là dessus.

Jake ne bougea pas lorsqu'elle le lui demanda, même si dans le fond, une partie de lui n'avait pas oublié la façon dont elle avait presque refermé sa porte en l'apercevant lui. Non, Jake possédait d'autres moyens d'avoir des informations, il serait tellement facile de trouver quelques jeunes recrues du Désaccord et leur demander de patrouiller innocemment devant cette porte rouge. Si c'était lui qui s'y prenait, la chose serait évidente et louche, mais des adolescents qui se contentaient de rentrer chez eux en groupe ? Presque invisible. Bien entendu, aucun membre du Désaccord était mineur... bien entendu. Alors ce petit plan était complètement hypothétique et irréalisable. Jake aurait presque pu rire mais il afficha de nouveau un sourire faux tandis qu'il se retrouvait avec un livre entre les mains. Il ne se focalisa même pas sur la première de couverture pour lire le titre, il préférait réserver ce moment pour sa propre demeure et se contenta de lâcher un simple : « Hmmm... Ça j'en doute beaucoup. » Est-ce qu'il avait déjà lu la Bible en entier ? Oui et plus d'une fois et avant même qu'il ait sa révélation il y a dix ans de cela, après tout, il venait d'une famille plus que pratiquante et l'habitude de citer des pans entiers du livre sacré pour illustrer son propos lui venait de sa mère. Chose qu'il adorait toujours faire, sachant que cela agaçait ... eh bien la plupart des gens normalement constitués.

Mais Jake était également un mordu de lecture et les nombreux livres qui résidaient dans sa demeure n'étaient pas juste là pour faire jolie ou pour impressionner chacune de ses conquêtes, Ecaterina pouvait s'attendre à ce qu'il dissèque l'oeuvre dans son ensemble. « Mais je le lirai Miss Robertson, je ne veux pas que vous croyez que je ne suis pas capable de suivre un conseil d'une lectrice aussi avisée que vous.» Ils savaient tous les deux qu'il ne parlait pas juste de la librairie qu'elle s'apprêtait à reprendre mais bien de ses jobs précédents au fin fond de l'Ohio. Le brun faisait cela juste pour lui rappeler qu'il savait déjà qui elle était et qu'il avait exactement une excellente mémoire. Et peut-être un peu pour ajouter au malaise latent, et puis aussi, il fallait bien l'avouer, Jake adorait avoir le dernier mot et il comprenait très bien lorsque sa présence n'était pas désirée.

Si cela ne tenait qu'à elle, Ecaterina l'aurait probablement déjà congédié, mais la politesse, le fait qu'il était un enfoiré de première qui était sur son territoire qui plus est, tout ça l'avait empêché de le faire, mais plus maintenant. « Au plaisir de vous revoir, je vous donnerai une copie de mon livre à moi et nous pourrons avoir une autre charmante conversation, j'en suis certain. » dit-il en serrant le livre contre sa poitrine. Et ce fut dans un dernier sourire que Jake quitta enfin son perron et il eut même l'audace de partir en sifflant. Just because.
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MessageSujet: Re: #1. [Robertson's] baby i'm howling for you   

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#1. [Robertson's] baby i'm howling for you
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